Un site pour les amateurs de physique mathématique
© Thierry PERIAT
La science, l'œuvre scientifique, ne progressent pas de manière simple et linéaire. Je reste par exemple émerveillé devant la manière dont les choses se sont passées pour moi-même. Il ne s'agit pas ici de narcissisme mais d'un réel étonnement sur la progression suivie.
La recherche exposée sur ces pages, ce n'est pas un scoop, hantait mon subconscient depuis l'adolescence. Elle n'était, et de loin, pas l'activité principale de mes journées de dentiste, de mari ou de père de famille. Mais, à en croire ma femme, j'aurais toujours eu un article, un livre ou un bout de papier à la main pendant les années qui ont précédé mon accident vasculaire-cérébral.
Aussi n'a-t-elle pas été étonnée de me voir plonger dans cette discipline lors de ma convalescence et dans les années qui ont suivi... et ce, jusqu'à aujourd'hui. Ce qui m'intrigue beaucoup plus, je dois le dire, c'est la manière dont mon cerveau pratique depuis cet accident pour construire pas à pas la théorie dont je livre le contenu au fil des jours. Tout se passe comme si le subconscient savait depuis longtemps à quoi ressemblait la théorie achevée mais n'en livrait à la conscience que des bribes grandissantes.
Plus exactement, pour ceux des joueurs sur ordinateur qui connaissent le jeu "Civilisations", tout se déroule comme si mon cerveau subconscient pouvait s'identifier avec la carte sous-jacente encore dans l'ombre en début de partie, comme s'il avait ensuite créé cinq ou six cités (les premiers carrés illuminés de la carte) et enfin comme si ces cinq ou six cités se développaient simultanément, absolument séparées l'une de l'autre, jusqu'au moment où, leurs croissances respectives permettant de les connecter, les routes logiques qui les avaient en réalité relié depuis le commencement apparaissaient enfin clairement.
C'est ainsi que, ma vision dynamique sur les cordes dans le vide conduit à une discussion sur les courants neutres dans le vide ; que celle-ci mène à la création puis à l'étude de ce que j'ai nommé les produits tensoriels déformés alternés (une extrapolation des produits extérieurs) et de leurs décompositions ; que cette étude, appliquée à la version covariante de la loi de Lorentz (encore appelée la loi de Lorentz Einstein dans certains ouvrages, alias LLE dans la sémantique que j’utilise), mène naturellement à envisager les formulations de celle-ci sous forme d'opérateur différentiel d'ordre 2 ; que ceci conduit à découvrir des métriques basées sur la notion de Hessienne et enfin à justifier la nécessité d'explorer les variations à l'ordre 2 des bases de référence ; que cette exploration montre un lien presqu'évident entre les formulations de la LLE sous forme d'opérateur différentiel et celles obtenues en divisant la LLE à l'aide de la méthode dite extrinsèque ; que l'application de la méthode extrinsèque à une version simplifiée de la LLE conduit à retrouver les lois régissant les supraconducteurs de type I ; que l'étude des variations des bases de référence à l'ordre 2 conduit presqu'irrémédiablement à introduire la notion de champ électromagnétique induit par les variations de la géométrie, etc...
Le lectorat assidu de l'exposé de mes travaux l'aura compris : tous ces travaux jetés pêle-mêle sur le papier au cours des années précédentes, sans qu'ils aient apparemment un quelconque lien entre eux, sont bel et bien les facettes d'une seule et même pierre précieuse.
Ce travail ciselé à coups d'heures de travail livre une autre manière de comprendre le monde qui nous entoure et tente de formuler les acquis du passé sous une forme plus cohérente encore, capable de positionner dans un même emballage, le modèle standard et la gravitation.
© Thierry PERIAT
Texte initialement écrit le 28 janvier 2016
Page mise en ligne le 23 octobre 2026